En janvier 2026, nous nous envolons pour Hokkaido, l’île la plus septentrionale du Japon, afin d’explorer quelques-uns des plus beaux secteurs de ski de randonnée au Japon. Notre groupe est composé de dix skieurs, réunis autour d’une même envie : découvrir la célèbre Japow, cette poudreuse devenue mythique qui attire chaque hiver des passionnés du monde entier.
Au-delà de la neige, cette expédition est aussi l’occasion de découvrir une autre manière de vivre la montagne. Pendant près de deux semaines, nous allons traverser des paysages volcaniques uniques, skier dans d’immenses forêts de bouleaux, profiter des célèbres onsens japonais et partager le quotidien d’une culture où le sens du détail, le respect et la discrétion sont omniprésents.
Tokyo, une première immersion dans la culture japonaise
Avant de rejoindre les montagnes d’Hokkaido, nous choisissons de passer une journée à Tokyo. Cette escale permet de récupérer du voyage tout en découvrant une facette essentielle du Japon.
Le contraste est immédiat. Malgré ses dizaines de millions d’habitants, Tokyo dégage une étonnante sensation de calme. Les rues sont impeccables, les déplacements sont fluides et l’on retrouve partout cette impression d’organisation qui caractérisera l’ensemble de notre séjour.
Nous visitons le jardin Koishikawa Kōraku-en, l’un des plus anciens jardins paysagers de Tokyo. Véritable parenthèse de sérénité au cœur de la ville, il offre un premier aperçu du rapport que les Japonais entretiennent avec la nature.
Le soir, nous partageons notre premier repas dans un restaurant traditionnel. La gastronomie japonaise fait déjà partie du voyage. Quelques heures plus tard, nous nous envolons vers Hokkaido, à près de 1 000 kilomètres au nord, où les conditions sont radicalement différentes. Alors qu’il règne une météo relativement douce sur Tokyo, les masses d’air venues de Sibérie déversent déjà d’énormes chutes de neige sur les volcans du nord du Japon.
Direction Hokkaido

À notre arrivée à l’aéroport international de Shin Chitose, nous prenons place dans le bel hôtel international Portom. L’onsen de cet hôtel et leur petits déjeuners sont incroyable.
Le lendemain matin l’ensemble du groupe est réuni. Après les formalités de location, nous récupérons deux véhicules quatre roues motrices 8 places parfaitement adaptés aux routes enneigées d’Hokkaido. Nous sommes frappés par la qualité des infrastructures et par la rigueur de l’organisation japonaise. Tout est simple, fluide et remarquablement efficace.
Nous prenons ensuite la route vers Furano, première étape de notre séjour de ski de randonnée à Hokkaido.
Au fil des kilomètres, les paysages changent progressivement. Les congères bordent les routes, les forêts deviennent omniprésentes et la neige recouvre désormais chaque détail du paysage. Nous comprenons rapidement que l’hiver japonais n’a rien à voir avec celui que nous connaissons dans les Alpes ou les Pyrénées.
Notre premier hébergement, Mori no Shizuku RIN, est un hôtel traditionnel japonais doté d’un magnifique onsen extérieur. Nous sommes les seuls étrangers. Cette immersion immédiate dans la vie locale donne le ton du voyage. Après plusieurs heures de route, se glisser dans une eau naturellement chaude entourée de neige est une expérience aussi dépaysante que réconfortante.
Premières descentes dans la poudreuse de Furano
Pour cette première journée de ski, nous choisissons de découvrir les montagnes qui bordent la ville de Furano.
Cette mise en jambes permet au groupe de s’acclimater à la neige japonaise et de retrouver les automatismes avant les longues journées de ski de randonnée qui nous attendent.
Rapidement, nous quittons les pistes pour rejoindre des secteurs peu fréquentés où quelques virages suffisent à comprendre pourquoi la Japow est devenue une référence mondiale. La neige est d’une légèreté incroyable. Les skis s’enfoncent profondément, mais sans jamais donner cette sensation de résistance que l’on rencontre souvent ailleurs.
Les magnifiques forêts de bouleaux offrent un terrain de jeu exceptionnel. Les arbres sont suffisamment espacés pour permettre un ski fluide, presque instinctif. Pour une première journée, les conditions sont idéales.
Le soir venu, personne ne se fait prier pour retrouver l’onsen de l’hôtel. Les discussions tournent déjà autour de la qualité de la neige et des volcans que nous irons explorer dès le lendemain.
Asahidake, première rencontre avec les volcans d’Hokkaido
Au petit matin, nous prenons la direction d’Asahidake, le plus haut sommet d’Hokkaido.
La télécabine nous dépose rapidement au cœur d’un univers totalement différent. À notre arrivée, le thermomètre affiche environ –10 °C et la visibilité dépasse à peine une dizaine de mètres.
Nous chaussons les peaux de phoque et progressons lentement dans un brouillard dense. Tout autour de nous, les fumerolles s’échappent du volcan actif. On ne les distingue parfois qu’au dernier moment, guidés davantage par leur odeur de soufre que par la vue. L’ambiance est saisissante.
Malgré l’utilisation du GPS, la visibilité reste trop mauvaise pour poursuivre sereinement jusqu’au sommet. Nous décidons de modifier notre objectif et de rejoindre une combe que j’avais repérée lors de la préparation du séjour.
Puis, presque comme par magie, le brouillard s’ouvre pendant quelques minutes.
Face à nous apparaît un immense versant entièrement vierge.
La descente qui suit restera comme l’un des grands moments du voyage. La Japow… une neige d’une finesse exceptionnelle, parfois jusqu’à la taille, dans laquelle les skis semblent flotter sans effort. Plus bas, les grandes pentes laissent progressivement place aux forêts de bouleaux et résineux, où les arbres parfaitement espacés permettent d’enchaîner les virages avec une incroyable fluidité.
Après une courte remontée à peaux de phoque, nous profitons une seconde fois de cette ligne exceptionnelle. Cette seule journée résume parfaitement ce qui fait la réputation mondiale du ski de randonnée au Japon : une neige abondante, un relief volcanique unique et des descentes d’une qualité rarement égalée.
Tokachidake
Tokachidake est l’un de mes secteurs favoris pour le ski de randonnée à Hokkaido. Situé à l’extrémité sud du parc national de Daisetsuzan, ce massif volcanique offre l’un des terrains les plus alpins du Japon. Contrairement aux nombreux itinéraires en forêt d’Hokkaido, on accède rapidement à de vastes pentes ouvertes dominées par les volcans culminant autour de 2 000 m. Selon les conditions, il est possible d’alterner entre une forêt protectrice et un terrain d’altitude spectaculaire composés de fumerolles. Ce jour-là nous avons eu la chance de skier jusqu’au creux d’un des principaux volcans du massif. Toujours actif, le massif du Tokachi est aussi à l’origine des nombreux onsens qui jalonnent la région, offrant une expérience unique : skier sur un volcan avant de se détendre dans une source chaude naturelle.
Cap vers la région de Niseko
Après trois magnifiques journées passées autour de Furano et du parc national de Daisetsuzan, nous prenons la route vers le sud-ouest d’Hokkaido pour rejoindre la région de Niseko, probablement le secteur de ski de randonnée et de ski hors-piste le plus célèbre du Japon.
Le trajet traverse des paysages entièrement enneigés où les volcans se succèdent à l’horizon. À mesure que nous approchons de Niseko, les forêts de bouleaux deviennent plus denses et les cumuls de neige semblent encore augmenter.
Nous nous installons dans un hôtel traditionnel japonais, idéalement situé pour rayonner sur les différents secteurs de ski de la région. Les chambres sur futons, l’accueil chaleureux et l’onsen de l’hôtel prolongent cette immersion dans la culture japonaise qui fait aussi le charme d’un voyage de ski à Hokkaido.
Nous profitons de l’après-midi pour explorer une petite montagne derrière Annupuri, située à quelques minutes de l’hôtel. Quelques virages suffisent pour retrouver cette neige incroyablement légère qui semble ne jamais s’arrêter de tomber.
Rusutsu, entre station et grands espaces
Le lendemain, nous découvrons Rusutsu, l’une des principales stations de ski d’Hokkaido.
Plutôt que de rester dans le domaine skiable, nous utilisons les remontées mécaniques pour rejoindre rapidement les crêtes avant de basculer dans des vallons sauvages. C’est tout l’intérêt du free-rando au Japon : profiter de l’accès offert par les remontées tout en retrouvant très rapidement une véritable ambiance de montagne.
Les descentes s’enchaînent dans de magnifiques forêts de bouleaux où la neige profonde permet un ski particulièrement fluide. À chaque rotation, nous remettons les peaux de phoque afin de rejoindre une nouvelle ligne avant de repartir dans une autre vallée.
Nous avons trouvé que cette station était ulra fréquentée.
Chisenupuri, l’ancienne station oubliée
Le sixième jour, nous quittons les grands domaines skiables pour rejoindre Chisenupuri, un volcan discret de la chaîne de Niseko.
Peu de skieurs le savent, mais cette montagne possédait autrefois sa propre station de ski. Construite dans les années 1970 autour d’un unique télésiège, elle accueillait principalement des skieurs japonais avant de fermer définitivement au début des années 2010 à cause du manque de fréquentation. Aujourd’hui, la montagne a retrouvé son caractère sauvage et seules quelques traces rappellent encore cette époque.
Nous débutons la randonnée à proximité de l’onsen de Yuki Chichibu, en longeant un petit ruisseau alimenté par des sources chaudes. Le contraste est saisissant entre cette eau fumante et les importantes quantités de neige qui recouvrent le paysage.
Le froid est mordant. Au cours de la montée, nous découvrons par hasard une petite cavité sous la neige. En nous approchant, nous réalisons qu’il s’agit d’un ancien passage permettant de s’abriter quelques instants du vent pour partager une pause bien méritée.
À notre sortie, les nuages commencent enfin à se dissiper. Devant nous s’ouvre une immense pente recouverte d’une poudreuse d’une incroyable légèreté. La descente restera comme l’une des plus belles du séjour.
Une première semaine déjà inoubliable
Cette journée marque la fin du séjour pour une partie du groupe.
Le soir, nous partageons un dernier repas dans un restaurant traditionnel japonais. En seulement six journées de ski, chacun a découvert bien plus qu’une destination de montagne. Entre les volcans, les onsens, la gastronomie, les paysages enneigés et l’extraordinaire qualité de la neige, le Japon nous a déjà largement conquis.
Six d’entre nous poursuivent cependant l’aventure pendant quatre journées supplémentaires afin d’explorer d’autres secteurs d’Hokkaido.

Weisshorn, retrouver le silence
Pour cette nouvelle étape, j’avais envie de retrouver une montagne plus confidentielle.
Nous prenons la direction du Weisshorn de Niseko, un sommet discret situé au nord-ouest de la station de Niseko United. Autrefois, lui aussi accueillait un petit domaine skiable. Aujourd’hui, seules quelques installations abandonnées témoignent encore de cette activité passée.
La montée, longue d’environ trois heures, traverse une magnifique forêt silencieuse. Nous ne croiserons que deux ou trois skieurs dans toute la journée. Après plusieurs jours passés à découvrir différents secteurs d’Hokkaido, cette solitude fait un bien fou.
Annupuri, les célèbres Gates de Niseko
Le lendemain, nous rejoignons Annupuri, probablement le secteur le plus emblématique de Niseko United.
Ici, le ski hors-piste est organisé autour des célèbres Gates, des portes officielles permettant de quitter le domaine skiable. Ce système, unique au Japon, a été mis en place après plusieurs accidents d’avalanche afin de permettre aux skieurs d’évoluer librement en dehors des pistes tout en les responsabilisant face aux risques de la montagne.
Avant de franchir les Gates, les pisteurs japonais contrôlent que chaque skieur est équipé d’un détecteur de victimes d’avalanche (DVA) en état de fonctionnement. Cette rigueur illustre parfaitement la philosophie japonaise : la liberté d’accès à la montagne s’accompagne d’une responsabilité individuelle.
Nous empruntons ensuite le célèbre télésiège King Quad 4, surnommé la Pizza Box. En quelques minutes, il nous dépose au plus près de la crête sommitale, où quelques centaines de mètres à pied suffisent pour basculer dans le domaine du hors-piste.
Là-haut, les conditions changent radicalement. Le vent souffle en tempête et la visibilité se réduit parfois à une dizaine de mètres. Dans ce relief volcanique, où les combes se ressemblent et où les repères disparaissent rapidement, il est étonnamment facile de s’égarer. La progression s’effectue alors entièrement au GPS, en appliquant des techniques de navigation spécifiques aux déplacements par très faible visibilité : suivi précis d’azimuts, contrôle permanent de la position et anticipation du relief. C’est dans ce type de terrain, bien plus complexe qu’il n’y paraît, que l’expérience d’un guide de haute montagne prend toute sa valeur, tant pour la navigation que pour le choix de l’itinéraire le plus sûr et le plus intéressant.
La montagne nous réserve finalement une belle surprise. En basculant sur le versant sous le vent, les nuages se déchirent progressivement et la visibilité devient excellente. Devant nous s’ouvre une immense pente vierge, puis une magnifique forêt de bouleaux où la poudreuse est tout simplement exceptionnelle. Malgré les conditions difficiles rencontrées sur la crête, nous n’aurons finalement jamais froid. L’effort de la montée, un équipement adapté et la faible humidité de l’air rendent cette journée étonnamment agréable. Deux longues descentes dans cette neige légendaire viendront conclure l’une des plus belles journées de notre voyage de ski de randonnée au Japon.
Pourquoi Niseko s’appelle Niseko ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Niseko n’est pas un mot japonais. Son nom provient de la langue aïnou, parlée par le peuple autochtone d’Hokkaido avant l’arrivée des Japonais. Il dérive de l’expression Nisey-ko-an-pet, généralement traduite par « la rivière qui descend de la falaise ».
Avant d’être connue dans le monde entier pour la Japow et le ski hors-piste, cette région était avant tout le territoire des Aïnous. On retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui de nombreux noms de montagnes, de rivières et de villages hérités de leur langue, rappelant que l’histoire d’Hokkaido est bien plus ancienne que celle de ses stations de ski.
Shiribetsu-dake, un volcan qui mérite le détour
Le lendemain matin, nous quittons une nouvelle fois l’effervescence de Niseko United pour rejoindre le Shiribetsu-dake, un ancien volcan situé à quelques kilomètres seulement de la station de Rusutsu, dans le sud-ouest d’Hokkaido.
Ce sommet est rarement cité parmi les incontournables du ski de randonnée au Japon, et pourtant il va rapidement devenir l’un des grands coups de cœur de notre expédition.
Dès les premiers mètres, nous pénétrons dans une magnifique forêt de bouleaux recouverte d’une épaisse couche de neige fraîche. Le silence est presque total. Seul le frottement des peaux de phoque sur la neige accompagne notre progression. Plus nous prenons de l’altitude, plus les arbres s’espacent, laissant progressivement apparaître la silhouette presque parfaite du mont Yotei.
Surnommé le « Fuji d’Hokkaido », le Yotei domine toute la région avec son impressionnant cône volcanique presque parfaitement symétrique. Il constitue un formidable point de repère et accompagne une grande partie de notre ascension. Difficile de ne pas s’arrêter quelques instants pour admirer ce volcan emblématique qui fait partie des plus belles montagnes du Japon.
Si le Shiribetsu-dake nous a autant séduits, c’est avant tout pour la qualité de son terrain. Contrairement à d’autres sommets plus linéaires, il offre une succession de combes, de croupes et de versants orientés dans plusieurs directions. Cette configuration permet de rechercher en permanence la meilleure neige tout en s’adaptant au vent et aux conditions du jour. Pour un guide de haute montagne, cette diversité est un véritable atout : elle permet presque toujours de construire un itinéraire offrant à la fois sécurité et excellente qualité de ski.
Depuis la crête sommitale, le panorama est superbe. D’un côté apparaissent les remontées mécaniques de Rusutsu, tandis que de l’autre s’étendent d’immenses forêts enneigées où aucune trace humaine ne vient rompre l’impression de nature sauvage.
La descente est à la hauteur de nos attentes. Après quelques grandes courbes dans des pentes ouvertes, nous retrouvons les célèbres forêts de bouleaux qui font la réputation du ski de randonnée à Hokkaido. Les arbres sont suffisamment espacés pour offrir un ski particulièrement fluide, presque instinctif, où chaque virage s’enchaîne naturellement dans une poudreuse d’une incroyable légèreté.
En retrouvant les voitures, le constat est unanime : malgré sa faible notoriété auprès des skieurs européens, Shiribetsu-dake mérite largement sa place parmi les plus beaux itinéraires de ski de randonnée au Japon. Une montagne discrète, variée et terriblement attachante.
Kiroro, l’un des endroits les plus enneigés au monde
Pour notre dernière journée de ski, nous prenons la direction de Kiroro, sur la côte ouest d’Hokkaido.
Si Niseko est mondialement connue pour sa poudreuse, Kiroro impressionne avant tout par les quantités de neige qu’elle reçoit chaque hiver.
La route qui serpente jusqu’à la station traverse une succession de vallées profondément enneigées. Au fil des kilomètres, les congères deviennent de plus en plus spectaculaires. Les murs de neige qui bordent la route atteignent parfois plusieurs mètres de hauteur et donnent immédiatement une idée du climat exceptionnel qui règne dans cette partie de l’île.
Cette abondance s’explique par la géographie d’Hokkaido. Les masses d’air froid venues de Sibérie traversent la mer du Japon, se chargent d’humidité avant de venir buter contre les reliefs de l’ouest de l’île. Résultat : des chutes de neige quasiment quotidiennes pendant une grande partie de l’hiver.
Le domaine de Kiroro annonce régulièrement plus de quinze mètres de neige cumulée au cours d’une saison. Durant l’hiver 2025-2026, plus de 19 mètres ont même été enregistrés dans la partie haute de la station, un chiffre qui illustre parfaitement pourquoi ce secteur est souvent présenté comme l’un des plus enneigés de la planète.
Grâce aux remontées mécaniques, nous rejoignons rapidement les secteurs les plus intéressants avant de quitter les pistes pour explorer les magnifiques forêts environnantes. Là d’énorme champ de poudreuse qui n’attendent qu’à être skiés !
Tout au long de la journée, la météo change sans cesse. Quelques rayons de soleil illuminent brièvement la montagne avant de laisser place à une nouvelle averse de neige. En quelques minutes seulement, le paysage se transforme complètement, rappelant combien l’hiver japonais est vivant et imprévisible. Mais cette météo changeante n’enlève en rien le plaisir de skier car au final on voit bien le relief.
Pour cette ultime journée de ski au Japon, les conditions sont une nouvelle fois exceptionnelles. Nous enchaînons les descentes jusqu’en fin d’après-midi avec la sensation d’avoir découvert l’une des plus belles régions de poudreuse au monde.
Retour vers Sapporo
Après ces derniers virages dans la Japow, nous reprenons la route vers Sapporo, la plus grande ville d’Hokkaido.
Le contraste est saisissant. Après plusieurs jours passés au rythme des volcans, des forêts enneigées et des onsens, nous retrouvons progressivement l’animation urbaine de la capitale de l’île.
Cette dernière soirée est l’occasion de partager un excellent repas dans un restaurant local de sushis et de revenir sur les temps forts du voyage. Chacun évoque sa plus belle descente, son volcan préféré, son premier bain dans un onsen sous la neige ou encore la qualité exceptionnelle de cette poudreuse japonaise dont il avait tant entendu parler avant le départ. Ce que prime par-dessus tout c’est la dynamique du groupe : c’était aussi une superbe expérience humaine.
Ce que cette expédition nous a appris
Le ski de randonnée au Japon ne se résume pas à la célèbre Japow. Hokkaido réunit une poudreuse parmi les meilleures au monde, des volcans actifs offrant un relief exceptionnel, d’immenses forêts idéales pour le ski, des onsens naturels et une culture de la montagne unique. Cette combinaison fait d’Hokkaido l’une des plus belles destinations de ski de randonnée au Japon.
En seulement quelques jours, nous avons compris que l’île est pratiquement inépuisable. Chaque vallée, chaque volcan, chaque chute de neige et chaque fenêtre météo révèlent de nouveaux itinéraires. C’est ce qui rend le ski de randonnée à Hokkaido si exceptionnel : aucun séjour ne ressemble au précédent. On repart avec le sentiment de n’avoir exploré qu’une infime partie de l’île… et une seule envie : revenir skier au Japon.
Mes 4 coups de cœur pour le ski de randonnée à Hokkaido
🥇 Asahidake — Le plus spectaculaire
Le plus haut volcan d’Hokkaido est, selon moi, un incontournable pour découvrir le ski de randonnée au Japon. Entre ses impressionnantes fumerolles, ses grandes pentes volcaniques, ses forêts de bouleaux et une neige d’une qualité exceptionnelle, Asahidake offre une ambiance unique. C’est probablement le secteur qui résume le mieux tout ce qui fait la réputation de la Japow.
Pourquoi j’y retournerais : pour son ambiance volcanique hors du commun et la diversité de ses itinéraires..
🥈 Shiribetsu-dake — La belle surprise
Moins connu que les autres volcans d’Hokkaido, Shiribetsu-dake a pourtant été l’un des grands coups de cœur du voyage. Son relief varié, ses nombreuses orientations, sa vue magnifique sur le mont Yotei et ses superbes forêts de bouleaux en font un secteur extrêmement agréable à parcourir. Une montagne discrète, mais qui mérite largement sa réputation auprès des guides locaux.
Pourquoi j’y retournerais : pour son ski varié, son calme et la beauté de ses descentes en forêt.
🏅 Niseko Annupuri — Le meilleur compromis entre station et montagne
Annupuri est sans doute le secteur le plus emblématique de Niseko United. Grâce aux célèbres Gates, quelques minutes de marche suffisent pour quitter le domaine skiable et évoluer dans un véritable terrain de montagne. Malgré la proximité de la station, le relief est complexe, les possibilités d’itinéraires sont nombreuses et la qualité de la poudreuse est exceptionnelle.
Pourquoi j’y retournerais : pour ses incroyables descentes en forêt, la facilité d’accès au hors-piste et l’atmosphère unique des Gates.
🥉 Tokachidake — Le plus sauvage
Skier au milieu des fumerolles d’un volcan actif restera l’un des souvenirs les plus marquants de cette expédition. Tokachidake offre une ambiance beaucoup plus alpine qu’Asahidake, avec de vastes espaces ouverts, des panoramas immenses et une véritable sensation d’isolement. C’est un terrain de jeu magnifique pour le ski de randonnée à Hokkaido.
Pourquoi j’y retournerais : pour ses paysages volcaniques grandioses et son caractère sauvage
💡 Conseil du guide : grâce à ses différentes orientations, Shiribetsu permet souvent de trouver une neige de qualité quelles que soient les conditions. C’est un excellent choix lorsque la météo est moins favorable sur les secteurs plus exposés.
Partir avec moi découvrir Hokkaido
Au fil de ce guide, je vous ai partagé les paysages qui m’ont marqué, les montagnes qui m’ont fait vibrer et les enseignements que j’ai tirés de cette première expédition à Hokkaido.
Si cette aventure vous inspire, je vous propose aujourd’hui de la vivre à mes côtés.
Pendant douze jours, nous explorerons quelques-uns des plus beaux secteurs de ski de randonnée de l’île, à la recherche de la meilleure neige possible. Chaque journée sera construite en fonction des conditions de montagne, avec un seul objectif : profiter pleinement de ce que Hokkaido offre de mieux, tout en découvrant sa culture, ses onsens et sa gastronomie. Le groupe est volontairement limité à 8 participants afin de conserver un encadrement de qualité et une grande souplesse sur le terrain.
Les points forts du séjour
- 📅 Du 10 au 21 janvier 2027
- 🇯🇵 12 jours d’immersion à Hokkaido, dont 7 journées de ski
- 💶 3 920 € (rendez-vous directement à l’aéroport de Chitose)
- 🧭 Encadrement par Morgan Périssé, Guide de Haute Montagne UIAGM
- ❄️ Recherche quotidienne de la meilleure poudreuse
- 🌋 Itinéraires adaptés chaque jour aux conditions de neige, à la météo et au niveau du groupe
- 🗺️ Combinaison de secteurs emblématiques et d’itinéraires plus confidentiels
- ♨️ Hébergements confortables avec onsens
- 🍜 Temps libre pour découvrir la gastronomie japonaise
- 🇫🇷🇯🇵 Traducteur français – japonais – anglais présent pendant tout le séjour
- 💻 Deux visioconférences avant le départ pour préparer le voyage et répondre à toutes vos questions
- ⛷️ Une journée (facultative) de ski de randonnée dans les Pyrénées avant le départ pour faire connaissance et vérifier le matériel
- 🎥 Un film souvenir offert à chaque participant.
Ce voyage s’adresse aux skieurs de randonnée qui souhaitent découvrir Hokkaido autrement : dans un petit groupe. Je vous guiderais sur les meilleurs spots d’Hokkaido dans la bonne humeur et la bienveillance.
Si vous souhaitez vivre cette aventure à mes côtés, je serai heureux de vous accompagner pour cette prochaine édition. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos.




